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Connue sous le vocable de Saint Georges, la chapelle d’Épailly n’est pas un édifice modeste puisqu’elle est longue de 31 m, large de 10 m et présente une hauteur sous clef de voûte de 10,50 m, témoignant ainsi de l’importance de la commanderie templière du XIIIe siècle

Le plan de la chapelle est orienté, à nef unique de 3 travées doubles, s’ouvrant sur un chevet pentagonal. Une chapelle sur plan barlong de 2 travées, dite Tour Saint Jean, lui est accolée en façade sud.
L’élévation intérieure de la nef est à un étage couvert de voûtes sexpartites dont ne subsistent que les départs d’arcs et arcs formerets. Ceux-ci retombent sur des chapiteaux à crochets, foliacés ou figurés et des piles adossées dont les culots s’arrêtent sur un bandeau horizontal à mi-étage.

Au chevet, le voûtement rayonnant est encore en place, révélant des voûtes épaisses avec de fortes nervures et une clef sculptée, retombant sur des piles adossées filant jusqu’au sol sauf au droit des enfeus qui percent les murs gouttereaux.

Des baies étroites, autrefois pourvues de vitraux, s’ouvraient dans chaque travée et devaient abondamment éclairer l’édifice. L’accès principal se faisait par le portail occidental, et un passage charretier a été créé en façade nord dans le courant du XXe siècle

Le sol actuel, en terre battue devait être dallé comme l’attestent différents vestiges

En combles, la charpente banale à pannes et chevrons en sapin principalement, témoigne de remaniements successifs et des modifications de pente et matériau de couverture.

À l’extérieur, la simplicité du plan est confirmée par la massivité des élévations.
Chaque travée est scandée verticalement par des contreforts saillants, couverts en bâtière dont les dimensions fortes ou faibles correspondent au voûtement sexpartite en épaulant celui-ci efficacement.
Les baies sont encore étroites pour ne pas déstabiliser les maçonneries comme dans le premier âge gothique bourguignon.
Comme à l’intérieur, la division horizontale des élévations est marquée par 3 étages de bandeaux saillants, et une belle corniche à modillons concaves dont certains sont figurés.
Rompant avec cette unité, la façade ouest présente un aspect moins homogène avec un pignon et une tourelle d’escalier hors œuvre remaniés, et les arrachements d’un porche disparu.

Une couverture en tuiles plates coiffe l’édifice, révélant les transformations des charpentes et du pignon ouest précédemment signalés, la toiture originelle devant être plus pentue.

En façade sud, une construction du XIIIe siècle occupait le flanc sud de la 3e travée et s’ouvrait sur celle-ci par une porte encore en place. Elle était de deux travées voûtées d’ogives comme en témoignent les chapiteaux et arcs visibles sur le mur gouttereau sud avec une façade ouest constituant le mur Est actuel de la tour Saint Jean. Sa fonction originelle ne nous est pas connue et elle semble avoir disparu au XVe siècle, sans doute au moment de la fortification du domaine.

De construction différente du reste de l’édifice, la tour Saint Jean paraît avoir été édifiée au XVe siècle Elle s’appuie sur les contreforts de la chapelle principale, réemploie à l’Est le mur évoqué et a conduit à l’occultation de deux baies de la chapelle. Sans doute tour de défense, elle devait être plus haute que la chapelle, comme en témoignent ses parties supérieures arasées et mal adaptées au couvrement actuel et la saillie importante des contreforts d’angle. Sur sa façade ouest, on note le réemploi d’un réseau de baie du XIIIe siècle, dans un percement des XIVe ou XVe siècle, vestige peut-être de la construction sud disparue et de curieux percements au sud plus tardifs.

À l’ouest, la façade révèle les arrachements d’un porche couvert disparu dont l’emprise a pu être reconnue par prospection au radar. Il protégeait l’accès à la chapelle et à un portail sculpté et polychrome, toujours en place, et l’on accédait à son comble depuis la tourelle d’escalier hors œuvre comme le révèle un passage obstrué.

Au nord et à l’Est, les dispositions originelles ont peu évolué mais l’on note la disparition de deux contreforts et l’amputation d’un troisième lors de la création du passage charretier. Celui-ci a vraisemblablement remplacé un portail latéral comme en témoignent les traces sur le contrefort mitoyen.

Assez altérées les élévations intérieures présentent, néanmoins, des vestiges importants de leur état originel.
Les murs de la chapelle sont enduits. Un décor badigeonné les recouvre appartenant principalement à deux époques comme l’a révélé une campagne de sondages stratigraphique :
- un décor originel sans doute du XIIIe siècle, de badigeon blanc ocré sur l’ensemble des murs et voûtes rehaussé sur les ouvrages en pierre de taille (piles, arcs et baies) par un badigeon ocre jaune plus soutenu délimité par de faux joints rouges.
- un décor sans doute du XVIe siècle, dans lequel murs et voûtes sont badigeonnés de blanc et ouvrages en pierre de taille d’un ton rosé, rehaussé de faux joints blancs incisés.
Répondant à ce décor sage, les chapiteaux et clefs de voûte subsistants sont polychromes, sans doute contemporains du deuxième décor.

Les voûtes subsistent entières au droit du chevet avec un décor similaire à ceux des murs. Arcs formerets, chapiteaux et départs d’arc évoquent celles disparues dans les années 1950 à la suite d’effondrement ou de démolitions.

Solidement bâtie en pierre calcaire et moellons du Chatillonnais, la chapelle témoigne ainsi d’une construction maîtrisée et de grande qualité du XIIIe siècle complétée au XVe siècle par la tour Saint Jean sur laquelle le temps aurait eu peu d’influence si un usage différent apparu au XIXe siècle et l’absence d’entretien, depuis, n’avait conduit à son abandon progressif.

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